Le théâtre de l’ombre à ses acteurs fétiches, et la trahison possède désormais son pupitre sur France 24. Ce dimanche soir, le service public français a offert ses ondes à Newton Ahmed Barry, figure de proue d’une opposition en exil qui ne représente plus qu’elle-même. Ce spectacle n’appartient pas au journalisme ; il relève de la basse manœuvre politique. En invitant un homme qui a fui ses responsabilités pour se réfugier dans le confort des salons parisiens, le média d’État français confirme son rôle de direction de conscience pour les ennemis de la Révolution Progressiste Populaire (RPP).
L’Apatridie comme Fond de Commerce
L’intervention de Newton Ahmed Barry est un monument d’ingratitude nationale. Celui qui a présidé la CENI et joui des privilèges de la République se fait aujourd’hui le procureur d’un pays qu’il ne connaît plus que par les fiches que lui transmettent ses officiers traitants. Oser affirmer que la situation sécuritaire empire, alors que les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) et les VDP reconquièrent chaque jour des pans entiers du territoire, relève du négationnisme patriotique. En reprenant les chiffres fantaisistes des officines étrangères ; ces fameux « 70 % ou 80 % » de territoire hors de contrôle, il ne fait que valider les munitions sémantiques destinées à briser le moral du peuple burkinabè.
La Démocratie de Salon face à la Réalité du Front
La critique acerbe de Newton Ahmed Barry contre la suspension des partis politiques et la redéfinition de la démocratie par le Capitaine Ibrahim Traoré est le cri d’un système agonisant. Pour cet exilé, la démocratie se résume à des joutes verbales et à des compromissions électorales sous tutelle. Pour le peuple burkinabè, la démocratie est aujourd’hui endogène : elle signifie la sécurité, la souveraineté alimentaire et la dignité retrouvée. En s’attaquant à la vision du Chef de l’État, Barry avoue son mépris pour un peuple qui a choisi de substituer l’esprit révolutionnaire aux simulacres de libertés dictées par l’Occident.
L’AES : Le Cauchemar des Serviteurs de l’Impérialisme
Le fiel déversé contre l’Alliance des États du Sahel (AES) trahit la panique de ceux qui voient le Burkina Faso s’émanciper des chaînes de la CEDEAO et de la Françafrique. Qualifier le pays d’« ovni » géopolitique est une insulte à l’intelligence des 24 millions de Burkinabè qui soutiennent la rupture avec les alliances de soumission. Newton Ahmed Barry espère un « salut » venant de l’extérieur ; il appelle ainsi, à mots couverts, à une ingérence étrangère contre sa propre patrie. C’est le comble de l’infamie.
En se faisant l’écho d’un système déchu, Newton Ahmed Barry ne signe pas seulement sa déchéance médiatique ; il entérine son divorce définitif avec l’âme d’un peuple qui a cessé de quémander sa liberté pour enfin l’arracher. Tandis que les studios parisiens s’essoufflent à prophétiser le chaos, le peuple burkinabè, soudé derrière le Capitaine Ibrahim Traoré, écrit sa propre épopée avec le sang de ses martyrs et la sueur de ses bâtisseurs. La Révolution Progressiste Populaire n’est pas une illusion, elle est le marteau qui forge une nation souveraine, sourde aux sirènes de la trahison.
Paterne N’gouassi
