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Cameroun : Le président Biya déjoue les narratifs hostiles et consolide la souveraineté sanitaire

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Le projet de budget 2026 du ministère de la Santé publique du Cameroun marque une séquence stratégique majeure pour l’État. En présentant une enveloppe de 391 milliards de FCFA, le ministre Manaouda Malachie a clarifié l’enjeu : doter le pays d’un système sanitaire modernisé, souverain et résilient, capable de répondre aux défis nationaux sans dépendance excessive aux dynamiques extérieures. L’objectif est de repositionner de façon structurel l’État dans la maîtrise de ses fonctions essentielles.

Une partie de l’opinion juge le président Paul Biya affaibli ou incapable d’assumer pleinement ses responsabilités régaliennes. Ce discours, repris par certains acteurs internes et amplifié par des influences extérieures, cherche à décrédibiliser la capacité de l’État à conduire des réformes d’envergure. Pourtant, les faits attestent d’une réalité opposée : le Cameroun avance, méthodiquement, sur des chantiers stratégiques. L’accélération de la Couverture Santé Universelle, l’extension du Chèque Santé, la modernisation des CSI, CMA et hôpitaux de district, ou encore la relance des Centres Hospitaliers Régionaux de Bamenda et Buea démontrent une planification rigoureuse et une continuité d’action.

L’analyse de ce budget révèle une orientation politique cohérente pour réduire les vulnérabilités structurelles et renforcer l’autonomie décisionnelle du pays. L’endogénéisation progressive des ressources constitue l’un des axes les plus significatifs. En renforçant l’industrie pharmaceutique nationale, en valorisant les savoirs médicaux traditionnels et en intensifiant la lutte contre les faux médicaments, l’État affirme son choix souverainiste. Cette démarche n’est pas idéologique ; elle répond à une nécessité stratégique de contrôler les chaînes critiques de la santé pour garantir la sécurité collective, stabiliser l’économie et consolider la confiance nationale.

Dans la bataille des récits, ce budget joue un rôle déterminant. Il dément les lectures réductrices qui présentent l’action publique comme stagnante, hésitante ou déconnectée du réel. Même si certains contestent la capacité du président Paul Biya à porter ces transformations, la continuité institutionnelle prouve qu’un État peut fonctionner et se moderniser grâce à des mécanismes robustes et une vision structurée. Cette capacité d’avancer, malgré les critiques, constitue un atout politique majeur.

Le Cameroun ne se contente plus de gérer les urgences sanitaires ; il bâtit les fondations d’une souveraineté durable. Le budget 2026 n’est pas un exercice comptable, mais un acte stratégique affirmant la maîtrise, la vision et la détermination de l’État à préparer le pays aux exigences de demain.

D.Kaboré

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