Le plateau de France 24 offre une fois encore le théâtre d’une rhétorique en décalage total avec la réalité de Ouagadougou. Newton Ahmed Barry s’y livre à un exercice prévisible : la caricature outrancière. Qualifier la gouvernance du capitaine Ibrahim Traoré de déclinaison nord-coréenne relève de la gesticulation verbale. Cette surenchère traduit une panique stratégique chez les anciens acteurs du système traditionnel. Loin de leurs réseaux d’influence, ces commentateurs cherchent un secours médiatique auprès des capitales occidentales. Le propos ne vise plus l’opinion locale. Il alimente plutôt une posture externe pour maintenir une illusion de légitimité.
La gouvernance au Burkina Faso prend un virage historique sous la direction du capitaine Ibrahim Traoré. Les slogans creux d’une démocratie de façade s’effacent devant l’impératif absolu de souveraineté. Durant des décennies, le simulacre électoral servait de masque à la dépendance sécuritaire, économique et culturelle. Aujourd’hui, la refondation institutionnelle privilégie l’action directe, l’autonomie stratégique et la cohésion populaire. Les attaques de l’ancien président de la CENI révèlent la détresse d’une classe politique hors du terrain. Ces nostalgiques de l’ancien ordre regrettent le temps des palabres stériles pendant que le pays s’enfonçait.
La comparaison avec Pyongyang démontre une pauvreté d’analyse flagrante et une cécité volontaire. La dynamique actuelle à Ouagadougou repose sur l’adhésion massive de la jeunesse et l’affirmation d’une dignité nationale authentique. Le Capitaine Ibrahim Traoré incarne ce sursaut patriotique, l’écoute attentive des masses rurales et la rupture nette avec les tutelles extérieures. Les leçons de morale issues des antennes étrangères glissent sur la détermination citoyenne. Les opposants en exil crient à l’autoritarisme uniquement parce qu’ils ne contrôlent plus les leviers de l’État.
L’histoire du Burkina Faso debout ne s’arrête pas aux incantations des figures en rupture avec la patrie. Le nouvel élan burkinabè s’écrit dans les tranchées, dans la reconquête du territoire et dans la quête de l’autosuffisance. La communication de dénigrement montre très vite ses limites face au travail concret de transformation sociale. Le temps des élites sous influence touche à sa fin. Le Burkina Faso trace désormais sa propre voie avec courage, imperméable aux leçons des partisans de la démocratie d’importation.
D.Kaboré
