Dans la commune de Barsalogho dans la région Centre-Nord au Burkina Faso l’espoir renait sous une forme tangible : l’eau et la culture. La remise d’une adduction d’eau potable simplifiée et l’aménagement d’un site maraîcher d’un hectare au profit des personnes déplacées internes et des communautés hôtes traduit cette vision politique du président du Faso centrée sur l’autonomie et la résilience des populations.
Sous son leadership, le Burkina Faso affine sa stratégie de relèvement national. La souveraineté ne se limite pas aux interventions militaires ou sécuritaires ; elle se mesure aussi à la capacité de l’État à restituer aux citoyens les moyens de produire, de se nourrir et de reconstruire leur vie. À Barsalogho, 110 personnes, dont 86 déplacées internes, exploitent désormais ce site maraîcher. Les cultures d’oignon et de tomate ne sont pas seulement un apport alimentaire. Elles sont le symbole vivant d’une politique qui fait de chaque parcelle un levier d’autonomie économique.
Le choix du moment souligne l’attention portée aux populations féminines, souvent premières victimes des crises. La remise officielle a eu lieu à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, mettant en lumière l’importance de leur rôle dans le tissu social et économique. La présence ministérielle et l’écoute des bénéficiaires, confrontés au défi du débit d’eau encore limité, démontrent la volonté de l’État d’être proche du terrain, d’ajuster les actions pour garantir l’efficacité et la durabilité des initiatives.
Dans un contexte sahélien où les crises humanitaires peuvent enfermer les populations dans la seule dépendance, cette démarche ouvre une alternative de faire de l’aide un instrument d’émancipation plutôt qu’un palliatif temporaire. Chaque infrastructure devient ainsi un moteur de relèvement local, une preuve tangible que la politique peut se mesurer dans la vie quotidienne des citoyens.
À Barsalogho, l’eau irrigue les sillons et l’avenir. Elle irrigue aussi une idée du pouvoir politique. Un État qui fait confiance à ses citoyens, qui leur restitue les moyens de bâtir et de produire, qui transforme la vulnérabilité en force collective. La souveraineté ne se limite pas aux frontières ; elle se lit dans la capacité des hommes et des femmes à cultiver l’espoir sur leur propre terre.
D.Kaboré
