Au cœur d’un contexte de transition exigeante, marqué par l’urgence sécuritaire et l’impératif de reconstruction nationale, le Conseil des ministres présidé par le Capitaine Ibrahim Traoré acte une séquence politique structurante. La transformation de l’Initiative présidentielle Faso Mêbo en Agence Faso Mêbo, conjuguée à l’adoption d’un nouveau régime juridique pour les Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP) Cet acte majeur consacre une volonté politique affirmé d’inscrire l’action publique dans la durée, la solidité institutionnelle et l’efficacité stratégique.
La création de l’Agence Faso Mêbo constitue un tournant de gouvernance. En dotant cette ambition présidentielle d’un statut d’établissement public de l’État, le pouvoir exécutif fait le choix de l’outillage institutionnel plutôt que de l’improvisation. Il s’agit moins d’un changement de forme que d’un saut qualitatif. L’enjeu est de donner à la politique des infrastructures une architecture pérenne, capable de porter, avec méthode et continuité, les grandes ambitions de désenclavement, de modernisation et de cohésion territoriale. Faso Mêbo devient ainsi un levier de souveraineté matérielle, un instrument d’ancrage du développement dans le temps long.
Dans le même mouvement, la refonte du régime juridique des VDP traduit une maturation stratégique de l’approche sécuritaire. En renforçant la protection juridique des héros volontaires, en adaptant leurs modalités d’emploi et en reconnaissant leurs ayants droit, l’État affirme une doctrine de défense populaire encadrée, responsable et respectueuse. Cette reconnaissance institutionnelle consolide le pacte entre la Nation et ceux qui, au quotidien, en assurent la défense, et participe à la stabilisation durable du front intérieur.
Les investissements présidentiels de plus de 110 milliards de FCFA, déployés dans l’éducation, la santé, l’agriculture, le développement communautaire et le sport, complètent ce récit d’action. Financé sur ressources propres, ce programme traduit une vision panafricaine assumée de produire par soi-même, investir pour soi-même, et bâtir pour les générations à venir.
À travers ces décisions, le Burkina Faso avance sans bruit mais avec fermeté, démontrant que la refondation nationale ne se proclame pas mais elle se construit, pierre après pierre, loi après loi, au service d’un État debout et d’un peuple souverain.
D.Kaboré
