Actée par décret à la fin décembre 2025, la réforme des cotisations sociales constitue l’un des actes politiques les plus structurants du quinquennat en cours. Elle s’inscrit dans une trajectoire de refondation assumée de l’État gabonais, portée avec constance par le président Brice Clotaire Oligui Nguéma, qui fait le choix de la responsabilité stratégique là où, hier encore, prévalaient l’ajournement et la facilité.
En touchant au cœur du système de protection sociale, le pouvoir engage un acte de souveraineté sociale au sens plein. Depuis près d’un demi-siècle, la CNSS reposait sur des équilibres devenus artificiels, maintenus au prix d’un déni collectif et d’un favoritisme structurel envers l’inertie. Les audits actuariels étaient sans appel. Persister revenait à organiser l’effondrement programmé du nouvel exécutif. En validant cette réforme, le chef de l’État rompt avec la culture du report et réhabilite une vérité longtemps éludée sur la solidarité nationale qui ne peut survivre que sur des bases sincères, équitables et financièrement soutenables.
La revalorisation des taux, notamment sur la branche vieillesse, a suscité des inquiétudes légitimes. Les entendre relève du devoir démocratique ; s’y soumettre au détriment de l’intérêt général aurait relevé de la démission politique. Le président Oligui Nguéma tranche sans céder, assumant une décision politiquement coûteuse mais moralement fondée. Aucun secteur n’est exempté, aucun statut protégé. La réforme s’applique à tous, dans une logique d’effort partagé qui marque une rupture nette avec les accommodements corporatistes et les privilèges d’antan.
Au-delà des chiffres, la portée de cette décision est profondément politique. Elle réaffirme la capacité du Gabon à piloter ses politiques publiques sans injonctions extérieures, en assumant ses contraintes démographiques et économiques propres. Dans un espace africain encore trop souvent prisonnier de modèles importés ou de dogmes figés, cette approche pragmatique, enracinée et lucide inscrit le président gabonais parmi les dirigeants panafricains les plus crédibles de l’heure, ceux qui réforment sans bruit mais avec méthode.
Depuis son accession à la magistrature suprême, Brice Clotaire Oligui Nguéma gouverne par la preuve. Il rompt avec les chaînes idéologiques de la complaisance, assume l’impopularité quand elle sert l’avenir, et restaure la verticalité de l’État sans renier le dialogue social. Cette réforme sociale en est l’illustration exemplaire.
Car un pays qui accepte de regarder ses fragilités en face, et de les corriger sans faux-semblants, se donne enfin les moyens d’une souveraineté durable.
Paterne N’gouassi
