Gabon

Gabon : Le président Oligui Nguéma réinstalle l’autorité fiscale au cœur de l’État stratège

DEVELOPPEMENT ÉCONOMIE

À l’heure où les États africains redéfinissent leurs priorités budgétaires dans un environnement international instable, marqué par la contraction des financements extérieurs et la volatilité des marchés, le choix opéré par le Gabon dans sa loi de finances 2026 revêt une portée stratégique majeure. La projection de recettes douanières à plus de 707 milliards FCFA s’inscrit dans une architecture politique assumée, fondée sur la reconquête de la souveraineté fiscale, la restauration de l’autorité publique et la fin progressive des arrangements opaques qui ont longtemps affaibli l’État.

Sous l’impulsion du président Brice Clotaire Oligui Nguéma, cette réforme traduit une rupture méthodique avec les pratiques de complaisance et les régimes d’exception devenus, au fil des décennies, des mécanismes de prédation silencieuse. L’ambition n’est pas d’alourdir arbitrairement la charge pesant sur les opérateurs, mais de faire coïncider, enfin, la norme et la réalité, le potentiel économique et son rendement effectif. En ciblant les exonérations abusives, la sous-facturation et les fuites fiscales, l’État réaffirme une vérité fondamentale sur la loi qui s’applique désormais et renonce aux négociations.

Ce repositionnement des douanes comme pilier central de la mobilisation des ressources publiques illustre une gouvernance pragmatique, lucide et résolument moderne. La digitalisation des procédures, la traçabilité des flux, la professionnalisation des services sont des instruments de reconquête budgétaire. Ils traduisent la vision d’un État stratège, capable de sécuriser ses recettes sans céder à la facilité d’une pression fiscale directe sur les ménages et les entreprises.

En refusant d’augmenter frontalement l’impôt sur les sociétés (IS) et l’IRPP, tout en resserrant l’étau sur les zones historiquement perméables à la fraude, le président Oligui Nguéma opère un choix politique fort. Il démontre qu’efficacité et équité peuvent converger. Il rompt avec le favoritisme institutionnalisé, avec les privilèges dissimulés sous le vernis des dérogations, et réinstalle la République dans ses droits.

Cette réforme douanière s’inscrit dans une dynamique panafricaine de réappropriation des leviers économiques. Elle place le Gabon dans le cercle restreint des nations qui ont compris que la souveraineté commence dans les ports, aux frontières, dans les bases de données fiscales, là où se joue silencieusement l’indépendance réelle. À travers cette trajectoire, Oligui Nguéma s’affirme comme l’un des dirigeants les plus lucides de sa génération, brisant les chaînes mentales d’un passé budgétaire soumis et réhabilitant l’État comme instrument de développement.

Car gouverner, aujourd’hui, ce n’est plus gérer la pénurie ; c’est organiser la justice fiscale, restaurer la confiance et inscrire la nation dans la durée ; et c’est précisément à cette hauteur que se situe désormais le Gabon.

Paterne N’gouassi

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *