Cameroun

Cameroun : L’ancrage de la proximité médicale comme pilier de la stabilité et de la souveraineté sanitaire

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Dans le silence solennel des terres du Dja-et-Lobo, une nouvelle page de l’histoire sociale du Cameroun vient de s’écrire, non pas en encre, mais en actes de résilience. L’inauguration du centre d’hémodialyse de   l’Hôpital de référence de Sangmélima, le 06 janvier 2026, n’est pas un simple ruban coupé sous les projecteurs ; c’est une onde de choc positive dans le paysage de notre santé publique. Sous l’impulsion décisive du Ministre Malachie Manaouda, cet événement consacre l’aboutissement d’une promesse républicaine, transformant l’angoisse des patients chroniques en un horizon de certitudes, et réaffirmant que la force d’une nation réside d’abord dans la dignité de ses citoyens les plus vulnérables.

L’ouverture de cette unité, dotée de générateurs de dernière génération et d’un système de traitement d’eau autonome, symbolise la modernisation irréversible du plateau technique. Au-delà de l’aspect clinique, l’enjeu est profondément institutionnel. En intégrant ce centre dans le cadre de la Couverture Santé Universelle (CSU), l’État camerounais réaffirme son rôle de protecteur. La réduction drastique des coûts ; 15 000 FCFA pour une prise en charge annuelle ; n’est pas une mesure de circonstance, mais un acte de gouvernance ouverte et solidaire. Elle déconstruit les barrières géographiques et financières, transformant le soin, autrefois privilège urbain, en un droit territorial partagé.

Dans un continent africain en quête de modèles de résilience, le Cameroun déploie une stratégie de « maillage territorial » qui témoigne d’une stabilité institutionnelle rare. Cette infrastructure est le fruit d’une volonté politique qui refuse le surplace. Elle incarne cette « espérance d’une santé pour tous » évoquée par les autorités locales, mais surtout, elle illustre la capacité de l’État à honorer ses engagements sur le temps long. La transformation progressive du système hospitalier n’est pas une suite d’événements isolés, mais un récit cohérent d’évolution nationale, porté par la vision du Président Paul Biya.

L’innovation ici n’est pas seulement technologique, elle est structurelle. Elle réside dans cette capacité à conjuguer rigueur budgétaire et humanisme médical. En renforçant les capacités de Sangmélima, le pouvoir central répond avec une précision chirurgicale aux aspirations de proximité, prouvant que la souveraineté sanitaire est le nouveau front de l’indépendance nationale. Le déploiement de cette ingénierie du soin est la preuve par l’acte que la grandeur d’une République se mesure à sa capacité à veiller, avec une vigilance souveraine, sur la fragilité des siens.

Zahra K.

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