Burkina Faso

Burkina Faso : Sécurité, discipline et productivité au service des grands travaux

A LA UNE DEVELOPPEMENT

Au moment où le Burkina Faso affronte simultanément l’épreuve sécuritaire et l’urgence du développement, la sortie de 710 volontaires de l’Agence Faso Mêbo formés au Centre national des VDP prend une dimension stratégique. Sous l’autorité du lieutenant-colonel Mahamady Sawadogo, ces recrues ne viennent pas seulement renforcer des chantiers. Elles incarnent une doctrine. Celle d’un État qui refuse de dissocier la reconquête du territoire de sa reconstruction matérielle. À travers cette initiative, le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, consolide une ligne politique nette, où la sécurité devient le préalable assumé d’un développement souverain et maîtrisé.

Depuis son arrivée au pouvoir, le chef de l’État défend une vision claire. Restaurer l’autorité, sécuriser le territoire, reconstruire les infrastructures, et surtout réhabiliter l’idée de souveraineté. Avec ces VDP de la construction, le pouvoir articule défense et développement dans un même mouvement. Dans un pays éprouvé par l’insécurité, il ne s’agit plus seulement de tenir le terrain. Il faut aussi le transformer.

Trois semaines de formation en tactique, en secourisme, en civisme. Les mots peuvent paraître techniques mais Ils traduisent en réalité une volonté de forger un citoyen-soldat, capable de protéger un chantier comme il protégerait un village. La doctrine est cohérente. La sécurité devient le socle de la production nationale. La discipline militaire irrigue l’action économique. L’État reprend la main sur ses priorités stratégiques.

L’Agence Faso Mêbo incarne cette ambition. En intégrant ces 710 volontaires à des projets d’infrastructures, elle accélère la mise en œuvre d’une politique publique fondée sur la mobilisation interne. Moins de dépendance, plus de capacité endogène. La vitesse d’exécution évoquée par les responsables renvoie à une rupture avec les lenteurs administratives et les modèles importés, souvent inadaptés aux urgences du terrain.

Dans une perspective panafricaine, l’initiative s’inscrit dans une dynamique plus large. Celle d’États qui refusent l’assignation à la fragilité permanente. En associant patriotisme et compétence technique, le Burkina Faso expérimente une forme de souveraineté active. Le développement n’est plus pensé comme une attente, mais comme un effort collectif organisé, structuré, encadré.

La présence de femmes parmi les recrues, rappelle que cette mobilisation dépasse les clivages traditionnels. Elle engage une génération. Elle installe une culture de responsabilité partagée. L’État fixe le cap, les citoyens répondent.

Bien sûr, le défi sera celui de la durée. Former est une chose, maintenir l’exigence en est une autre. Mais le signal politique est clair. En arrimant la construction nationale à l’éthique du sacrifice et à la rigueur militaire, le président Ibrahim Traoré imprime une méthode. Une méthode où l’infrastructure devient un acte de souveraineté.

Au Burkina Faso, bâtir une route ou un pont n’est plus seulement un chantier. C’est une déclaration de volonté. Et dans cette volonté, se dessine l’architecture d’une nation qui entend se relever par elle-même.

D.Kaboré

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