La récente session du Conseil des ministres à Ouagadougou, sous la présidence du Capitaine Ibrahim Traoré, marque une démonstration nette de la fermeté de l’État burkinabè face à l’indiscipline et à la corruption. La révocation d’un médecin spécialiste en stomatologie et chirurgie maxillo-faciale, accompagnée de la rétrogradation d’un adjudant de police impliqués dans l’affaire « caméra KORAG », traduit une posture institutionnelle résolue : la loyauté et l’intégrité ne sont plus des options, mais des impératifs pour servir la Nation. Ces sanctions matérialisent une politique où la responsabilité individuelle, le respect des règles et le patriotisme sont les piliers de l’action publique et de la refondation nationale.
Le ministre des Serviteurs du Peuple, M. Mathias Traoré, a présenté les conclusions des procédures disciplinaires, démontrant une détermination sans ambiguïté à distinguer les comportements vertueux des manquements aux devoirs de l’État. La révocation de ses deux agents réaffirme qu’aucune compromission ne sera tolérée dans les institutions qui assurent la sécurité et la santé des Burkinabè. La justice administrative et disciplinaire est ici un levier concret de refondation nationale, renforçant la crédibilité des institutions et la confiance des citoyens.
Ces décisions s’inscrivent dans une logique de rigueur et d’exemplarité qui dépasse la sanction individuelle. Elles constituent un signal politique puissant, destiné à toute l’administration publique : la probité et la discipline sont des conditions non négociables pour servir la Nation. En levant le voile sur les responsabilités, l’État réaffirme sa capacité à purifier son fonctionnement interne et à mettre en avant les principes qui fondent une gouvernance moderne et efficace.
Au-delà du cas particulier de l’affaire « caméra KORAG », l’action du Conseil des ministres traduit une vision stratégique pour construire un État où le mérite, le sens du service et le patriotisme priment sur l’intérêt personnel. La rigueur dans le traitement des fautes disciplinaires est un instrument concret de consolidation nationale. Elle établit un précédent qui impose à tous les serviteurs de l’État un standard élevé d’intégrité et de loyauté envers la Nation.
En décidant de révoquer et de sanctionner sans hésitation, le Burkina Faso démontre que la corruption ne peut prospérer là où la discipline et l’honneur gouvernent. Ces mesures traduisent une volonté assumée de reconstruire l’État par la fermeté et l’exigence morale, jetant les bases d’une gouvernance crédible et durable. Dans cette optique, la justice administrative devient un outil de renaissance nationale où l’intégrité n’est pas une option, elle est le socle de la souveraineté retrouvée.
D.Kaboré
