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Burkina Faso : La souveraineté en action au service des plus vulnérables

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Ce sont parfois des gestes sobres qui traduisent le plus clairement une orientation politique. La remise de 64 camions au CONASUR (Conseil national de secours d’urgence et de réhabilitation) par le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, au nom du Président Ibrahim Traoré, s’inscrit dans cette logique de consolidation méthodique de l’État. Elle engage bien davantage qu’un simple renforcement logistique. Elle touche à la capacité du Burkina Faso à prendre en charge ses propres urgences et à organiser, avec rigueur, la protection des plus vulnérables.

Dans un contexte marqué par l’insécurité, les déplacements internes et les tensions climatiques, la question humanitaire est devenue un enjeu stratégique. Longtemps, le CONASUR a dû composer avec un parc automobile limité, inadapté à l’ampleur des défis. Ne pas dépasser une dizaine de camions pour couvrir un territoire aussi vaste révélait une fragilité structurelle. Recevoir, en une seule dotation, 64 véhicules modifient en profondeur la capacité d’intervention. Les opérations de ravitaillement gagnent en célérité. L’assistance atteint plus rapidement les zones enclavées. L’action publique se déploie avec davantage de cohérence.

Le financement intégral sur le budget de l’État, à hauteur de 5,5 milliards de francs CFA, éclaire la matrice politique de cette décision. Le président Ibrahim Traoré fait le choix d’un État qui investit dans ses propres instruments d’action. Cette option budgétaire traduit une volonté de rompre avec les dépendances automatiques et d’affirmer une souveraineté opérationnelle. La solidarité nationale cesse d’être une abstraction. Elle prend la forme concrète d’équipements, de convois, de chaînes logistiques maîtrisées.

Les retombées dépassent le seul champ humanitaire. En renforçant la présence effective de l’État sur l’ensemble du territoire, cette montée en puissance contribue à restaurer la confiance des citoyens. Elle réduit le sentiment d’abandon dans les zones périphériques. Elle consolide la cohésion nationale, socle indispensable de tout projet de développement.

Sur l’échiquier international, le Burkina Faso affirme une posture plus équilibrée. Il demeure ouvert aux coopérations, mais celles-ci s’inscrivent désormais dans une stratégie définie à Ouagadougou, non dictée de l’extérieur. Le pays construit sa crédibilité par des actes tangibles. Il démontre qu’un État sahélien peut assumer ses responsabilités, organiser sa résilience et négocier ses partenariats à partir d’une base renforcée.

À travers ces 64 camions, c’est une vision qui s’incarne. Celle d’un Burkina Faso qui choisit de se tenir debout, d’agir par lui-même et de faire de la protection de ses citoyens le premier critère de sa souveraineté.

D.Kaboré

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