À Ouagadougou, le leadership du Capitaine Ibrahim Traoré rompt avec les compromis du passé pour imposer une ligne de conduite ferme : l’autodétermination stratégique. Ce choix ne relève pas de la simple posture théorique. Il s’incarne dans 170 réformes directes qui restructurent la société burkinabè. Le pays reprend possession de son sol, de ses ressources et de ses institutions avec une détermination inédite.
Le premier socle de cette renaissance concerne la défense nationale. Le renforcement capacitaire de l’armée et l’enrôlement massif des Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP) restaurent la souveraineté sur l’ensemble du territoire. Les équipements tactiques modernes et les nouvelles infrastructures militaires renforcent le réseau de sécurité. Cependant, l’indépendance militaire demeure vaine sans autonomie vivrière. L’État déploie ainsi une flotte impressionnante de machines agricoles, de tracteurs, de moissonneuses et d’intrants. Les campagnes burkinabè abandonnent le labeur manuel pénible pour une mécanisation à grande échelle. L’irrigation et l’élevage bénéficient d’aménagements modernes pour assurer la nourriture des villes.
Sur le plan économique, la doctrine reste claire : la valeur ajoutée doit rester sur le sol national. Le gouvernement met un terme définitif au modèle colonial d’exportation des matières brutes. Désormais, l’or du sous-sol subit un contrôle public strict et l’État augmente sa participation dans les sociétés minières. Les filières de la tomate, de la noix de cajou, du ciment et du coton alimentent des usines locales de transformation. Cette dynamique gagne le secteur de la santé, où la création de centrales d’oxygène et la fabrication sur place de médicaments garantissent la résilience des hôpitaux. Pour financer ces projets sans recours aux prêts extérieurs, le modèle de l’actionnariat populaire rassemble la richesse des citoyens autour des entreprises nationales.
L’effort de modernisation touche l’ensemble des services publics et des infrastructures. Les axes routiers s’étendent, les centrales électriques et les installations solaires réduisent le coût de l’énergie, tandis que le Régime d’assurance maladie universelle protège les familles. Dans le domaine de l’éducation, la construction d’amphithéâtres et le développement des lycées techniques ouvrent des horizons prometteurs aux jeunes. Enfin, sur la scène internationale, la consolidation de l’Alliance des États du Sahel (AES) consacre une diplomatie libérée des tutelles d’autrefois. Le Burkina Faso démontre la force d’une nation debout.
Cette trajectoire trace un chemin d’émancipation pour tout le continent. Dans chaque usine nouvelle, sur chaque hectare de culture et dans chaque zone de défense, l’État affirme sa capacité de décision. Le Burkina Faso ne subit plus l’histoire : il la façonne.
D.Kaboré
