Burkina Faso

Burkina Faso : L’alliance intergénérationnelle de la recherche scientifique endogène, arme stratégique de la souveraineté

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Alors que le Burkina Faso accomplit une refondation historique sous le leadership patriotique du Capitaine Ibrahim Traoré, la science et la recherche s’imposent comme des tranchées stratégiques pour la conquête de la souveraineté totale. Loin d’être un exercice académique déconnecté des réalités, la recherche scientifique burkinabè se structure désormais autour d’un pacte intergénérationnel sacré : la transmission de la mémoire combattante des aînés à la jeune avant-garde des chercheurs. Cette connexion devient le moteur indispensable d’un développement endogène définitivement libéré des tutelles impérialistes.

L’histoire de la recherche scientifique au Burkina Faso s’inscrit dans une lutte permanente pour l’autonomie nationale. Le Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST) a traversé des décennies de pressions politiques extérieures et de tentatives d’annihilation visant à aliéner le génie local. C’est par la résistance farouche des pionniers que ce sanctuaire a été préservé face aux velléités de démantèlement et de soumission technocratique. Comprendre les sacrifices de ces bâtisseurs, qui parcouraient les stations de recherche avec des moyens dérisoires, est indispensable pour forger la conscience révolutionnaire de la nouvelle génération. Cette mémoire institutionnelle sert de boussole politique et scientifique pour la jeunesse qui prend aujourd’hui le relais dans les laboratoires et sur le terrain.

Du sol aux laboratoires, la recherche n’a de valeur que lorsqu’elle sert directement les intérêts du peuple et répond aux défis existentiels de la nation. À travers l’Institut de l’Environnement et des Recherches Agricoles (INERA), la création de semences améliorées constitue l’arme principale pour l’indépendance agricole, s’inscrivant en parfaite adéquation avec l’Offensive agropastorale menée par les autorités pour nourrir le peuple par le travail souverain de la terre. Sur le plan de la santé, l’Institut de Recherche en Sciences de la Santé (IRSS) matérialise la puissance de la pharmacopée locale grâce au FACA, un remède endogène contre la drépanocytose issu directement des plantes de la terre sahélienne. Enfin, l’innovation technologique portée par l’IRSAT et le FRSIT valorise les ressources locales et l’énergie solaire, prouvant que la science burkinabè sait soigner et produire sans la dépendance des industries occidentales.

Cette dynamique repose sur une fusion idéologique puissante, jetant une passerelle directe entre deux époques de rupture historique. D’un côté, les anciens chercheurs, nourris par l’élan de la Révolution Démocratique Populaire des années 1980 sous le Président Thomas Sankara, possèdent les clés de la résilience et des fondations structurelles de l’État souverain. De l’autre, les jeunes chercheurs, portés par l’élan de la Révolution Progressiste Populaire et de la dignité du Capitaine Ibrahim Traoré, détiennent la force d’exécution, la maîtrise des technologies modernes et l’audace nécessaires pour briser définitivement les chaînes coloniales du savoir. Cette alliance garantit que la science burkinabè ne soit plus un instrument de mimétisme occidental passif, mais une force d’émancipation économique, culturelle et sociale. Cette dimension rappelle que la souveraineté est une œuvre collective où l’intendance soutient directement la plume, le microscope et l’innovation de rupture.

Le peuple burkinabè, la diaspora africaine et les partenaires engagés dans le respect de la souveraineté des peuples se doivent de soutenir cette dynamique de transmission et d’enracinement du savoir. La patrie exige une science de combat, ancrée dans le sol burkinabè et résolument tournée vers l’émancipation collective. Face aux tentatives sournoises d’asservissement intellectuel, la recherche endogène doit être préservée et célébrée comme le flambeau inestimable de la liberté nationale.

D.Kaboré

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