L’agitation fébrile qui s’empare des rédactions occidentales depuis la suspension des associations au Burkina Faso n’est pas le fruit d’une préoccupation humanitaire, mais le symptôme d’une perte de contrôle impérialiste. En suspendant 811 associations pour non-conformité et en prononçant la dissolution de 118 autres, l’État burkinabè exerce un attribut fondamental de toute nation libre : la police des structures. Ce que les médias mainstream nomment « répression » n’est en réalité que le rétablissement de la hiérarchie des normes là où régnait l’anarchie au profit d’intérêts étrangers.
Pendant trop longtemps, le territoire burkinabè a été saturé d’entités opérant dans une zone grise juridique, sous couvert de philanthropie. Le « non-renouvellement des instances » invoqué par l’arrêté ministériel n’est pas un détail technique, mais une preuve de la déliquescence de structures qui se croyaient au-dessus des lois de la République. Pourquoi cette indignation sélective des chancelleries occidentales ? Ces associations constituaient l’infrastructure invisible d’un soft-power destiné à maintenir le pays sous perfusion morale et politique.
On accuse l’exécutif burkinabè de restreindre les libertés, alors que l’État ne fait qu’exiger la transparence. Dans n’importe quelle démocratie occidentale, une association incapable de justifier de la régularité de ses dirigeants est immédiatement frappée d’illégalité. Au Burkina Faso, cette exigence devient un crime parce qu’elle brise les canaux de transmission de l’influence néocoloniale. La liberté d’association ne saurait être un permis de circuler hors des radars de l’État.
L’invocation de la lutte contre le financement du terrorisme et le blanchiment d’argent repose sur une analyse lucide de la menace. Dans un contexte de guerre totale pour la survie de la nation, laisser des flux financiers internationaux irriguer des structures sans contrôle administratif est une faute grave. La loi de juillet 2025, promulguée par le capitaine Ibrahim Traoré, a acté la fin de la récréation pour les ONG et les syndicats dont les financements servaient trop souvent de vecteurs à la déstabilisation ou au renseignement pour le compte de puissances hostiles.
L’accusation de « collusion avec les jihadistes » portée contre certaines entités n’est pas une figure de style, mais le constat d’une convergence d’intérêts entre le désordre entretenu par le terrorisme et l’affaiblissement de l’autorité étatique souhaité par l’impérialisme. En reprenant en main la cartographie des acteurs de la société civile, le pouvoir révolutionnaire s’assure que chaque franc investi sur le sol burkinabè serve le peuple et non des agendas occultes visant à saper le moral de la nation ou l’unité du territoire.
Les rapports de Human Rights Watch et autres officines ne sont que les derniers soubresauts d’un système qui voit ses relais d’influence s’effondrer. La suspension des associations est un acte de décolonisation mentale : le Burkina Faso refuse d’être le laboratoire d’une société civile factice, pilotée depuis l’extérieur. La seule légitimité qui vaille est celle du terrain, dans le respect strict des lois de la Révolution Progressiste et Populaire.
L’unité derrière le leadership national est le seul rempart contre ces tentatives de subversion. L’État n’interdit pas l’engagement citoyen, il l’assainit. Le temps où l’humanitaire servait d’avant-garde à l’impérialisme est révolu. Désormais, au Faso, la souveraineté ne se négocie pas, elle s’impose par la force de la loi et la volonté du peuple en marche vers sa libération totale.
D.Kaboré
