Burkina Faso

Burkina Faso : L’Aube d’une révolution agricole endogène avec le lancement stratégique de l’ORIAM-SA

A LA UNE AGRICULTURE COOPERATION DEVELOPPEMENT

Alors que le Burkina Faso poursuit sa marche résolue vers la Refondation nationale, une certitude s’impose : aucune nation ne peut se dire libre si son pain dépend de la main d’autrui. Dans cette dynamique de rupture avec les schémas de dépendance du passé, le Gouvernement burkinabè vient de poser un acte de souveraineté majeure. La signature d’un accord de 59,75 millions de dollars (environ 36 milliards de FCFA) avec le Fonds international de développement agricole (FIDA) pour lancer l’opération ORIAM-SA.

Ce financement, qui porte l’investissement total à 157 millions de dollars, vient irriguer les ambitions pour les régions de Djôrô (Sud-Ouest), Guiriko (Hauts-Bassins) et Tannounyan (Cascades). À travers l’Opération de renforcement des infrastructures agricoles et de marché pour la souveraineté alimentaire, l’exécutif ne fait pas que construire des hangars ou des pistes mais il bâtit les remparts de l’autonomie. En se concentrant sur le riz, le maïs, le manioc et l’élevage, l’ORIAM-SA s’attaque au cœur des besoins vitaux avec l’objectif clair de transformer chaque grain de terre en un acte de résistance contre la faim. Ce projet ne laisse personne sur le bord du chemin car avec 50% de femmes et 50% de jeunes à la manœuvre, c’est toute la force vive de la nation qui se mobilise, incluant les personnes déplacés internes qui retrouvent ici les outils pour redevenir des acteurs du développement souverain. Face aux caprices d’un climat changeant, le Burkina Faso fait le choix de l’intelligence en intégrant une réponse d’urgence pour protéger les paysans, garantissant que la sueur du travailleur burkinabè ne sera plus jamais versée en vain.

L’ORIAM-SA s’aligne strictement sur les priorités définies par les autorités, notamment l’Initiative Lijeeguoli pour l’autosuffisance alimentaire. C’est ici que réside la véritable rupture : le Burkina Faso ne suit plus des agendas dictés de l’extérieur, mais accepte des partenaires, comme le FIDA, dès lors qu’ils soutiennent la vision endogène du développement. Ce financement constitue un investissement stratégique dans la capacité locale à produire ce qui est consommé et à consommer ce qui est produit, marquant la mise en pratique de la pensée décoloniale appliquée à la terre. En renforçant les infrastructures et l’accès aux services financiers ruraux, le Faso brise les chaînes de la pauvreté qui entravaient 80% de la population.

Ce projet ORIAM-SA constitue un levier stratégique dont l’efficacité dépendra exclusivement de la rigueur et de l’engagement des parties prenantes. Il incombe désormais aux acteurs locaux, aux coopératives de jeunes et aux groupements féminins ruraux d’optimiser l’utilisation de ces ressources afin de concrétiser les ambitions de souveraineté nationale. Le renforcement de l’indépendance du pays ne repose pas uniquement sur les enjeux sécuritaires, mais s’établit quotidiennement au cœur des exploitations agricoles, par une valorisation constante de la terre. La cohésion, la productivité et la préservation de la dignité nationale demeurent les piliers fondamentaux de cette réussite.

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