Burkina Faso

Burkina Faso : Quand l’élite descend à l’arène du civisme pour financer la Refondation

A LA UNE ÉCONOMIE

L’Olympe administratif a cessé de contempler le peuple ; il a décidé de marcher à ses côtés, vers le même guichet. En transformant les couloirs de la Primature en bureaux de recettes fiscales, le Gouvernement de Transition ne réalise pas une simple opération de trésorerie : il signe l’acte de décès de « l’exception d’élite ». Sous l’impulsion doctrinale du Président Ibrahim Traoré, le paiement de la taxe n’est plus une extraction forcée, mais le premier geste de résistance d’un peuple qui a choisi de s’autofinancer pour ne plus avoir à s’auto-justifier devant des puissances tutélaires.

Dans l’architecture de la Refondation, le timbre fiscal est la munition de la guerre de libération. Chaque franc versé par le personnel de la Primature ; de la taxe de résidence à la contribution foncière ; est un coup de boutoir contre l’aliénation financière. L’« Impôt Patriote » est ici le socle de la souveraineté intégrale. Il finance le bouclier sécuritaire et l’indépendance économique sans l’ombre d’une main tendue. En acceptant ce sacrifice, les serviteurs de l’État se muent en « combattant économique », prouvant que la dignité d’une nation se mesure à la capacité de ses fils à porter, seuls, le poids de leur destin.

Le leadership ne s’énonce plus, il s’exerce. Le Burkina Faso renoue avec une éthique de la redevabilité absolue. C’est la fin de l’ère des privilèges opaques. Ce « Leadership par l’action » réhabilite le contrat social : le citoyen consent à l’impôt parce qu’il voit, au sommet de la pyramide, une probité qui ne souffre d’aucune exception. L’exemplarité est ici le remède à la défiance historique envers la chose publique.

Chaque quittance délivrée dans l’enceinte de la Primature est une promesse tenue envers le Burkina profond. L’analyse de ce geste révèle une vision pragmatique du développement : l’investissement public ne doit plus être un mirage dépendant des humeurs des bailleurs de fonds, mais une réalité irriguée par la sueur nationale. Routes, centres de santé, écoles de la République : voilà la destination finale de cette « moisson patriotique ». C’est la mise en œuvre de la justice sociale où l’élite, par sa contribution, devient le moteur du bien-être collectif.

Cette Journée de l’exemplarité n’est pas un épiphénomène ; c’est le signal d’un changement d’ère. Elle rappelle que le service de l’État est un sacerdoce qui commence par le respect de la loi commune.

Le Burkina Faso de l’ère Capitaine Ibrahim Traoré ne se rêve plus dans les discours ; il se construit brique par brique, taxe après taxe, car la liberté véritable est le luxe de ceux qui n’ont de comptes à rendre qu’à leur propre peuple.

D.Kaboré

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