Au Burkina Faso, les décisions adoptées en Conseil des ministres ce 26 mars dessinent une ligne politique cohérente, presque méthodique. Elles forment la trame d’une volonté politique qui refuse désormais l’improvisation. À Silmissin, l’implantation de la SN-BRAFASO marque l’avènement d’un État qui protège son outil de production avant même que la première pierre ne soit posée. En sanctuarisant ce périmètre industriel, le président Ibrahim Traoré impose une méthode : celle de la sécurité juridique et foncière comme socle du développement. On ne bâtit plus sur du sable, mais sur une terre dont l’État reprend, avec une fermeté sereine, la pleine maîtrise.
Cette rigueur se prolonge dans la refonte des instruments de conquête. La naissance de l’ABIPEX et du Cadre national de concertation public-privé répond à une exigence de clarté. En fusionnant les structures, le Burkina Faso cesse de disperser ses forces pour offrir un visage unique et puissant aux investisseurs. L’objectif est de substituer la bureaucratie par la performance. Cette rationalisation est le moteur d’une économie qui s’émancipe, portée par un secteur privé national que l’État s’engage à accompagner, à écouter et à protéger. C’est ici que la vision panafricaine prend corps : produire chez soi, transformer par soi-même et exporter avec fierté.
L’évolution du Conseil constitutionnel vient parachever cet édifice. En ouvrant l’autosaisine et en élargissant les recours citoyens, l’institution s’arrime aux réalités d’une société qui exige plus de justice et de proximité. Cette réforme n’est pas un luxe juridique, c’est une nécessité pour stabiliser le navire national. De même, la nouvelle grille d’évaluation des terres nues met fin au désordre transactionnel. L’État garantit désormais l’équité, protégeant le patrimoine des citoyens tout en sécurisant ses propres projets d’utilité publique. Chaque décret adopté ce jour participe d’une même ambition : transformer la structure profonde du pays pour le rendre invulnérable aux incertitudes.
Le Burkina Faso prouve aujourd’hui que sa marche vers le progrès est une mécanique de précision où chaque rouage, de l’usine de Silmissin à la plus haute juridiction, est ajusté pour servir la grandeur de la patrie.
D.Kaboré
