Burkina Faso

Burkina Faso : L’Iftar collectif, manifeste de paix et de cohésion nationale

A LA UNE SOCIETE

La rupture collective de jeûne organisée par la Fédération des Associations islamiques du Burkina (FAIB) le 7 mars 2026 à Ouagadougou dépasse de loin le cadre d’une simple cérémonie religieuse. Sous le thème « Ramadan : foi, solidarité et engagement citoyen au service de la paix au Burkina Faso », cette rencontre s’affirme comme un instrument stratégique de cohésion sociale et de construction civique. La présence du Premier Ministre, du Président de l’Assemblée législative de Transition, et de plusieurs membres du Gouvernement, souligne l’importance institutionnelle et politique de cet événement, faisant écho à la volonté de l’État de se rapprocher des forces vives de la société.

La soirée, rythmée par les lectures du Saint Coran, prières et échanges, a cristallisé l’esprit du vivre-ensemble et de fraternité, offrant un exemple tangible de l’articulation entre spiritualité et engagement citoyen. L’intervention du Ministre d’Etat, Emile ZERBO, a rappelé que l’Iftar dépasse la rupture du jeûne et incarne la solidarité, la communion dans l’effort et le respect des prescriptions religieuses, des valeurs qui irriguent le capital social et renforcent la cohésion nationale. La convergence de cette initiative avec l’opération gouvernementale « Dɛmɛ Sira » traduit une démarche cohérente : mobiliser la foi et la générosité comme leviers d’un développement inclusif et d’un tissu social résilient.

Au-delà de la dimension religieuse, la cérémonie illustre une stratégie politique subtile où l’État se positionne comme catalyseur d’un dialogue interculturel et interreligieux, consolidant la légitimité de ses institutions auprès des citoyens. Elle rappelle que le développement ne se résume pas à des infrastructures ou des programmes économiques. Il se fonde sur la qualité des liens sociaux, la confiance mutuelle et la capacité des citoyens à s’engager pour un projet commun. L’accent mis sur la fraternité et la solidarité traduit une vision éclairée de la gouvernance, où la paix sociale devient le socle sur lequel s’érige la prospérité du pays.

En ce sens, la rupture collective de jeûne à la FAIB est un manifeste civique et spirituel. Elle incarne un Burkina Faso capable de conjuguer foi et engagement citoyen, religion et politique, solidarité et développement. Dans cette alliance du sacré et du civique, le pays trace sa voie vers un avenir où la cohésion sociale devient le véritable moteur de sa grandeur.

D.Kaboré

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *