Burkina Faso

Burkina Faso : Contre les fractures ethniques, la solidarité comme rempart

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Le Burkina Faso est aujourd’hui confronté à une phase plus insidieuse de la guerre qui lui est imposée. Après l’échec des offensives armées du terrorisme et des manœuvres de déstabilisation institutionnelle, une autre stratégie se déploie, plus sournoise encore : l’instrumentalisation des fractures identitaires pour fissurer l’unité nationale et briser l’élan souverain du pays.

Ce schéma est connu. Il a ravagé la Centrafrique, ensanglanté le Rwanda et laissé, partout, des États exsangues, privés de leur capacité à décider par eux-mêmes. Là où les armes n’ont pas suffi, la manipulation ethnique devient l’arme de substitution des forces impérialistes, incapables d’accepter qu’un peuple africain choisisse librement sa trajectoire. Le Burkina Faso, par sa résistance, dérange. Par sa volonté d’émancipation, il défie un ordre ancien fondé sur la dépendance et la fragmentation.

Face à cette offensive, la lucidité s’impose. Les discours de haine, les récits communautaires fabriqués, les suspicions savamment entretenues ne relèvent pas du hasard. Ils obéissent à une logique de décomposition interne, visant à détourner les Burkinabè de l’essentiel : la défense collective de la souveraineté, de la cohésion et de la dignité nationale. La diversité du Burkina Faso n’est pas une faiblesse ; elle est une architecture patiente, forgée par l’histoire et cimentée par les luttes communes.

La réponse ne peut être que politique et populaire à la fois. Vigilance des consciences, solidarité active entre les communautés, rejet sans ambiguïté des narratifs importés. En s’inscrivant dans une vision panafricaine claire, le Burkina Faso rappelle que l’unité est la première ligne de défense des peuples libres.

Car un pays qui refuse la division écrit déjà sa victoire ; celle d’une nation debout, maîtresse de son destin et fidèle à elle-même.

D.Kaboré

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