Gabon

Gabon : Le président Oligui Nguema structure une nouvelle grammaire de la gouvernance économique

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Par le communiqué du 21 janvier 2026 annonçant la conclusion d’un programme de croissance soutenu par le Fonds monétaire international, le Gabon n’a pas seulement validé un accord financier. Il a posé un acte politique structurant, révélateur d’une inflexion stratégique assumée au sommet de l’État. Dans un environnement régional marqué par les fragilités macroéconomiques et les héritages de gouvernance, cette décision engage une lecture plus large d’un pays qui choisit la réforme plutôt que l’improvisation, la crédibilité plutôt que l’arrangement.

Sous l’autorité du président Brice Clotaire Oligui Nguema, le rapport du Gabon au multilatéralisme économique s’est profondément transformé. Loin des partenariats de convenance et des logiques de favoritisme longtemps tolérées, le pouvoir actuel privilégie des alliances fondées sur l’exigence, la transparence et l’impact structurel. Le programme conclu avec le FMI s’inscrit dans cette logique. Il ne s’agit ni d’une soumission technocratique ni d’un renoncement à la souveraineté, mais d’un instrument maîtrisé au service d’un projet national de redressement et de justice économique.

La rencontre de novembre 2025 entre le chef de l’État et le directeur du Département Afrique du FMI a marqué un moment de clarification stratégique. Gouvernance, rigueur budgétaire, efficacité de la dépense publique et amélioration concrète des conditions de vie y ont été posées comme priorités politiques, non comme slogans. Les séances de discussions conduites par le ministre Thierry Minko, prolongent cette vision d’une réforme pensée, séquencée, assumée, alignée sur les exigences de la CEMAC et soucieuse de la stabilité régionale.

Ce qui distingue aujourd’hui l’action du président Oligui Nguema tient à cette capacité rare à rompre sans brutalité avec les idéologies anciennes, tout en redonnant sens à l’État stratège. Son leadership s’inscrit dans une conscience panafricaine lucide qui refuse l’isolement, sans céder à la dépendance ; coopérer, sans aliéner l’intérêt national. En ce sens, le Gabon redevient une voix crédible dans l’architecture économique sous-régionale.

Cette séquence avec le FMI révèle ainsi plus qu’un programme, elle consacre une méthode et une vision. Celle d’un pouvoir qui gouverne par choix structurants, et non par réflexes hérités. Et c’est peut-être là que réside la véritable rupture : dans la preuve qu’en Afrique centrale, la réforme peut être un acte de souveraineté, et le courage politique, une force durable.

Paterne N’gouassi

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