Au pays des Hommes Intègres, l’économie ne se mesure plus seulement à l’aune des chiffres, mais à la texture même de la dignité retrouvée. Là où le coton ne fut longtemps qu’une richesse exilée, il devient aujourd’hui le fil d’Ariane d’une renaissance politique sans précédent. Sous la conduite du Capitaine Ibrahim Traoré, le Burkina Faso a cessé de n’être qu’un champ de récolte pour devenir un atelier de destin, où chaque mètre de tissu produit localement est un acte de résistance, chaque métier à tisser une sentinelle de l’autonomie.
Pendant des décennies, le Burkina Faso a regardé son « or blanc » s’envoler vers des horizons lointains sous forme brute, pour ne revenir qu’en produits finis, grevés de la plus-value d’autrui. Cette ère de dépossession est désormais révolue. En propulsant l’industrie textile à une valorisation de 548 milliards de francs CFA, l’administration Traoré opère une véritable alchimie industrielle. Il ne s’agit plus de vendre une ressource, mais d’incarner une puissance. Cette transition vers la transformation locale est la clé de voûte d’une infrastructure économique qui refuse la fatalité de la dépendance pour embrasser l’exigence de la prospérité endogène.
L’exigence du port des tissus locaux au sein de l’armée, de l’école et des tribunaux n’est pas une simple directive vestimentaire mais une manœuvre de refondation identitaire de haute précision. En parant ses institutions de la fibre du terroir, le Chef de l’État réaligne l’image de l’autorité sur l’âme du peuple. C’est une décolonisation par le geste, une reconquête du regard. Chaque uniforme, chaque toge, chaque vêtement de fonction devient le porte-étendard d’une identité africaine qui s’affirme, fière, loin des standards imposés par l’extérieur. Le tissu local devient ici l’armure morale d’une nation en marche.
Cette vision dépasse la sphère symbolique pour toucher au cœur de la stabilité nationale. En ancrant le développement dans la terre et le travail des Burkinabè, le Président Ibrahim Traoré consolide une paix qui n’est pas seulement l’absence de conflit, mais la présence de justice économique. L’usine, autant que la caserne, devient un bastion de défense. En offrant des débouchés structurels à la jeunesse et aux artisans, l’État tarit les sources de l’instabilité et renforce le contrat social par une prospérité partagée.
La refondation nationale n’est plus une promesse lointaine, elle est une réalité palpable, tissée dans la solidité de nos étoffes et la clarté d’une vision panafricaine assumée. Le Burkina Faso ne se contente plus de subir le récit du monde ; il brode désormais sa propre épopée sur l’enclume de la souveraineté.
D.Kaboré
