Burkina Faso

Burkina Faso : Réinventer le calendrier national pour consolider la paix et l’efficacité de l’État

DEVELOPPEMENT

Dans un contexte où le Burkina Faso poursuit avec détermination sa trajectoire de refondation nationale, l’Assemblée législative de transition a franchi une étape décisive en adoptant, à l’unanimité, la nouvelle loi réformant les jours fériés et de commémoration. Au-delà d’une simple réorganisation du calendrier, cette réforme incarne la volonté affirmée du président Ibrahim Traoré de concilier mémoire nationale, efficacité administrative et consolidation de la souveraineté de l’État. L’enjeu est clair : structurer le temps national pour mieux soutenir la dynamique du développement agricole, pilier central de la résilience économique et sociale du pays.

La réduction du nombre de jours chômés et payés, passant de quinze à onze, et la réaffectation de certaines dates emblématiques en journées de commémoration, traduisent une approche rationnelle et visionnaire. Cette mesure, génératrice d’économies estimées à près de 17 milliards de FCFA, illustre une politique pragmatique visant à renforcer la continuité des services publics, à accroître l’efficacité administrative et à soutenir l’effort collectif pour le développement structurel du Burkina Faso. La transformation du calendrier national ne se limite pas à un ajustement formel ; elle est un instrument politique de consolidation de la stabilité et de la paix, fondée sur l’ordre et la discipline civique.

L’introduction du 15 mai, journée dédiée aux coutumes et traditions, parmi les jours chômés et payés, souligne la volonté de l’État de conjuguer modernité et respect des valeurs culturelles, affirmant ainsi un Burkina Faso ouvert sur lui-même et fier de ses racines. Parallèlement, le reclassement des dates historiques liées à la Révolution et à l’héritage de Thomas Sankara dans la catégorie des journées de recueillement traduit un choix stratégique pour honorer la mémoire sans compromettre la dynamique du travail et du progrès national.

Dans une perspective panafricaine, cette réforme s’inscrit dans une vision d’émancipation économique et de souveraineté structurelle. En sécurisant le temps de travail et en optimisant les ressources publiques, elle crée un cadre favorable à l’investissement, à la modernisation agricole et à l’essor des infrastructures rurales, consolidant ainsi la capacité du Burkina Faso à nourrir sa population et à asseoir son autonomie stratégique.

En redéfinissant les repères calendaires, le président Ibrahim Traoré ne se limite pas à une mesure administrative, il installe le Burkina Faso dans un temps de maturité institutionnelle, de stabilité durable et de développement soutenu. Cette réforme exemplifie la rigueur, la vision et l’engagement d’un État déterminé à conjuguer mémoire, travail et prospérité collective.

Ainsi, en réinventant le temps national, le Burkina Faso affirme que sa souveraineté se mesure non seulement dans les armes de la paix, mais dans la rigueur et l’efficacité de son action quotidienne.

D.Kaboré

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