Burkina Faso

Burkina Faso : L’impératif de vigilance face au miroir aux alouettes de la sédition

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La stabilité des institutions burkinabè vient de traverser une zone de turbulences dont la gravité, révélée par les aveux du capitaine Prosper Couldiaty, souligne une réalité implacable : la souveraineté d’une nation n’est jamais un acquis, mais un combat de chaque instant. L’interpellation de cet officier de l’armée de l’air met à nu une architecture séditieuse orchestrée depuis l’extérieur, visant non seulement à renverser un pouvoir, mais à démanteler l’outil de défense national.

Les faits révèlent un mode opératoire d’une froideur chirurgicale. L’usage de messageries cryptées et la gestion de messages éphémères trahissent une volonté délibérée de soustraire l’action subversive au regard de la République. Derrière les pseudonymes et les communications clandestines se dessine une stratégie de l’ombre où l’ancien lieutenant-colonel Damiba, depuis son exil, semble avoir tenté d’instrumentaliser les liens de fraternité d’armes au profit d’un dessein de déstabilisation régionale.

L’aspect le plus saillant de cette tentative demeure le ciblage de la base de drones de Saponé. En cherchant à « couper la tête » de cette infrastructure, les conjurés ne visaient pas simplement un homme ou une position ; ils tentaient d’aveugler la nation. Dans le contexte sécuritaire actuel, neutraliser la surveillance aérienne revient à offrir le sanctuaire national aux forces de désagrégation. C’est une attaque directe contre le bouclier technologique qui protège les populations et les forces combattantes.

Face à ces manœuvres, le cloisonnement des acteurs et l’usage de fonds occultes témoignent d’une déconnexion totale avec les aspirations profondes du peuple burkinabè. Cette affaire rappelle que la vigilance citoyenne doit être le corollaire de la rigueur militaire. La souveraineté ne se négocie pas dans des officines étrangères, elle se forge dans l’unité et la transparence.

Le Burkina Faso, engagé dans une marche irréversible vers sa pleine autonomie, ne peut tolérer que des intérêts particuliers, portés par des ambitions déchues, viennent hypothéquer l’avenir commun. L’heure est à la cohésion nationale et à la conscience patriotique absolue. Car, au-delà des hommes, c’est l’idée même d’une nation libre qui était visée.

La République, dans sa grandeur, sait pardonner aux repentis, mais elle ne saurait vaciller devant ceux qui confondent l’honneur du sabre avec le prix de la trahison.

D.Kaboré

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